Les Sorcières
Autrefois, une sorcière était associée à une femme chamane, intermédiaire entre les hommes et la nature. Elle avait des talents de guérisseuse et pratiquait son art pour venir en aide aux personnes atteintes d’un mal incurable. La sorcière se voulait être une femme fascinante avec des dons développés d’herboristes. Dans les temps anciens, la société la voyait comme une femme aimable et bonne ; plus précisément pendant l’Antiquité. Parmi les plus grandes sorcières de l’histoire, on peut citer celles de Thessalie qui jouissaient d’une notoriété importante, ou encore les Sibylles dans la Rome antique.
Les déboires des ces femmes enchanteresses commencent au Moyen Age avec l’avènement du christianisme. C’est au début de cette période, qu’on enregistre les premières persécutions sur ses groupes de femmes. Le mouvement gagne vraiment de l’ampleur vers la Renaissance. Cette persécution voit sans doute ses origines dans le choc des idéologies. En effet, à cette époque, le christianisme aspirait à devenir la plus grande des religions avec sa croyance en un dieu unique créateur de toute chose.
Le concept du chamanisme était alors vu comme une culture païenne. Alors, les femmes considérées comme magnifiques sont devenues des pécheresses que la loi de l’Eglise pouvait condamner. Avec le temps, la réputation des sorcières se détériore, on leur attribuait beaucoup de rites entre autres comme celui de faire un pacte avec le diable, le cannibalisme d’enfant ou encore les blasphèmes.
A notre époque moderne, on assiste quelque peu à une réhabilitation de leur réputation ; bien que la crainte et la méfiance soit toujours liées à ce mot. En réalité, elles sont des femmes bienfaisantes mais, victimes des stéréotypes et des préjugés alimentés par un certain système religieux.




